Les Etats Généraux des Migrations, c’est quoi ?

Nous sommes des centaines de collectifs et d’associations locales ou nationales, issues de l’immigration ou pas, présentes partout en France aux côtés des personnes étrangères et agissant dans des domaines aussi variés que l’urgence humanitaire, l’accès aux droits fondamentaux, l’enseignement du français ou l’échange interculturel. Ensemble, nous nous mobilisons pour un changement radical de politique migratoire.

En juin 2017, nous étions 470 organisations à adresser un courrier à M. Macron demandant :

  • un changement radical de la politique migratoire française et européenne
  • la mise en place d’une véritable concertation de la société civile, associant l’ensemble des ministères

Faute de réponse satisfaisante, nous avons décidé de lancer le processus des Etats Généraux des Migrations pour :

  • construire un contre-pouvoir rassemblant les acteurs de la société civile pour dénoncer les situations inacceptables qui ont cours sur le territoire français et pour se mobiliser contre le projet de loi « Asile et Immigration »
  • construire collectivement des propositions pour démontrer qu’une autre politique migratoire est possible
  • construire un mouvement d’opinion pour s’opposer à une vision erronée, culpabilisante et trop souvent xénophobe des migrations et des migrant-e-s.

Le rassemblement large au sein des Etats Généraux des Migrations démontre que des dizaines de milliers de citoyens en France pensent différemment la question migratoire, de façon simplement humaine et respectueuse des droits fondamentaux.

Les acteurs mobilisés dans le cadre des Etats Généraux des Migrations entendent :

  • dénoncer les situations inacceptables dues aux politiques actuelles, dangereusement appuyées par les récentes circulaires, proposition de loi et le projet de loi « asile et immigration »
  • organiser des consultations territoriales en France afin de faire connaître une autre vision, largement partagée, et des propositions pour une politique alternative emprunte d’humanité et de dignité
  • organiser une première session nationale les samedi 26 et dimanche 27 mai 2018 pour rassembler et rendre visible les travaux ainsi que pour décider de la suite à donner.